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Les Bleus à l'offensive

mardi 24 avril 2012

Malgré les conditions musclées, toutes les courses ont été lancées ce matin. Les Français se placent dans presque toutes les séries. Début demain des phases finales.

La mer est blanche d'écume, les palmiers s'agitent comme des furieux mais heureusement, à 15.00, il n'y a plus personne sur l'eau. En bousculant les concurrents dès le saut du lit, le Comité de Course a été bien avisé puisque, depuis ce matin, le flux d'ouest n'a cessé d'augmenter. Les 15 nœuds à 9h ont vite été multipliés par deux et c'est presque un miracle que tout le monde en soit sorti indemne. Devant les conditions musclées, l'organisateur a été obligé de faire des choix. Ce sont surtout les séries où des qualifications étaient en cours qui ont été privilégiées alors que seuls les Finn, les Skuds et les 2.4 sont restés à terre. Malgré le peu de manches disputées aujourd'hui, les Bleus sont passés à l'offensive et cette fin de qualification marque un tournant décisif dans la compétition.

49er : Prime à la stabilité pour Manu Dyen et Stéphane Christidis

En seulement 30 minutes de course, Manu Dyen et Stéphane Christidis ont repris la main, en s'imposant sur l'unique manche du jour. « Enfin on en gagne une ! » s'exclame Manu, pas peu fier, de retrouver son niveau de jeu. Chez les 49ers, surpuissants, l'hécatombe continue et seuls trois bateaux ont franchi la ligne d'arrivée sans se mettre sur le toit. Julien D'Ortoli et Noé Delpech ont connu leur premier incident de parcours après un début de semaine impérial. Les Marseillais avaient laissé leur spi dans sa baille mais ont tout de même fini par « sancir », une expression de la vieille école qui signifie, plus familièrement, passer cul par-dessus tête suite à un enfournement. Comme Manu et Stéphane, Julien et Noé sont aux avants postes à la veille d'attaquer les finales. Demain, ils seront en rond or et Manu prévient : « ce sera plus serré ».

RS :X : Match France - Pologne

Toujours au meilleur niveau en planche à voile, la France a un adversaire de taille avec la Pologne. Chez les hommes, c'est Piotr Myszka qui a pris l'avantage d'une courte tête sur Julien Bontemps en réalisant un parcours sans faute (3 victoires, 3 deuxièmes places). Bontemps, champion du monde en titre s'est offert une nouvelle victoire avec un plan de route limpide : « j'ai pris encore un bon départ, bien dégagé. J'ai pris la tête puis, j'ai creusé mon avance ». Les deux concurrents, jusqu'à maintenant séparés dans deux poules différentes pourront s'expliquer demain dans le rond or. Chez les filles, c'est aussi une Polonaise, Maja Dziarnowska, qui dicte sa loi alors qu'Olga Maslivets et Charline Picon bataillent pour la deuxième place. « Dans ces conditions, il faut être un warrior. Si on y va à moitié, rien ne passe » assène une Charline qui a laissé derrière elle son aversion pour le gros temps.

Star : L'heure des virtuoses

Pour les Stars, toute la difficulté d'une telle journée est de ramener son quillard intact. Quelques engagés ont ainsi décidé de ne pas prendre le départ mais pour les autres, la manche a été folle avec quelques bateaux qui ont terminé la course à moitié coulés. Pierre-Alexis Ponsot a ainsi fait preuve de toute sa virtuosité pour garder son mât « spaghetti » en position verticale. « La moindre erreur de bastaque peut-être fatale » résume l'équipier. Avec Xavier Rohart, ils sont ce soir en troisième position.

Laser : Dure journée

En dériveur solitaire, cette nouvelle journée de brise n'a pas fait les affaires des Français. Chez les hommes, Kiwis et Wallabies se taillent la part du lion. Ils sont 5, venus de l'autre côté du globe, à figurer parmi les 7 premiers. Jean-Baptiste Bernaz, 27ème du général, passe en finale mais joue en dessous de son niveau habituel. « C'est ma première épreuve de la saison. Il faut que ça se mette en place » explique t'il, un peu déçu d'apprendre qu'il a été disqualifié pour départ volé sur sa première manche du jour. Chez les filles, ce mardi a été éprouvant avec de nombreux milles enquillés pour rejoindre le plan d'eau et deux manches âprement disputées. Sophie de Turckheim comme Sarah Steyaert perdent un peu de terrain mais rien de dramatique : « Il y a de gros points positifs et aussi un peu de négatif » explique Sarah. « Le positif, ce sont mes départs. (…) Tactiquement, je fais encore pas mal de petites erreurs et dans ce vent, c'est dur de rattraper les mètres perdus. »

Et demain…

Après les manches au saut du lit lancées aujourd'hui, la journée de demain rentre dans la norme avec un flux de Sud Est d'une petite quinzaine de nœuds. 

 

 

 

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